Ce que Réjeanne trouve délicieux à la vie ?

Bienvenue au bric à brac des mots et des pensées pour partager ce que j'aime et n'aime pas.
Dans le dédale des phrases se profile ce que je préfère et ce qui nous nourrit...
Notre planète, nos paysages, nos contrées sans lesquels nous ne serions rien... Et nous...

lundi 25 octobre 2010

Conflits

Je constate que les motifs des conflits observés et rencontrés dans mon cadre professionnel ne sont pas en rapport avec l'ampleur du conflit. Les motifs apparaissent moindres, ou pour le moins, pourraient se régler avec moins de tension entre les protagonistes. Or, ce n'est pas le cas, les doléances s'inscrivent dans la durée, la résolution se fait au pris de beaucoup d'énergie, et les résurgences sont tenaces.
Sans doute parce que chacun a senti (à tord ou a raison) sa place et son rôle professionnel menacé et que cette menace porte au-delà de la simple reconnaissance professionnelle.

mardi 5 octobre 2010

La traversée de Paris

Lorsque je suis arrivée ce soir au théâtre de la Madeleine pour venir écouter Francis Huster dans "la traversée de Paris", tout était complet. C'est par chance un désistement qui m'a permis de voir ce spectacle où Francis Huster a fait une prouesse de comédien. Pendant plus d'une heure, seul, sans décors ni objet, il a tenu la scène avec talent, incarnant plusieurs personnages dans une énergie soutenue d'un bout à l'autre.

dimanche 26 septembre 2010

Dernière lettre ou Eloge à ma mère

Le début en est difficile...
Tu es née fille puis devenue femme et mère, bonne mère par la tendresse, l'affection et la patience que tu distillais jour après jour après tant de nuits difficiles, de cet amour maternel si complexe et imparfait. Tu avais la place de la Reine dans nos cœurs de tout petit.
Notre douleur, c'est d'abord la tienne, lors des enfantements, premières douleurs de la séparation pour que nous puissions vivre. Notre première relation au monde ce fut toi. Tu fus notre première rencontre.
Nous n'avons exister que parce que tu nous a "portés" dans la vie, nous liant à notre père et au monde. Et ainsi nous nous sommes construits à travers toi, passeur de vie. Puis nous nous sommes construits chaque jour au fil des nouvelles rencontres, des premières expériences au monde et bien sûr, des premières séparations sous ton regard protecteur.
Une partie de toi-même s'en était déjà allée, dissoute dans les méandres et le néant de ta mémoire.
Le dernier éclat de tes yeux s'est éteint sous tes paupières baissées, tu t'en es allée, entraînant avec toi une partie de nous-même.
Tu seras bientôt comme un grain de sable emporté par le vent, sans attache.
Et comme toi sont devenus tes enfants, orphelins vieillissants, à un âge où ils s'interrogent sur ce qu'ils sont, et qui ils sont, parmi la dune de sable des vivants où se tissent et se détissent les liens.
Parce qu'au pays de l'attente tu laisses place à ceux qui te suivront.
Aujourd'hui nous prenons doucement la place, celle des aïeuls futurs, des ascendants, transmetteur à notre manière de ce petit bout de l'histoire qui était la tienne.
Tu as été notre Royaume, notre jour, notre printemps.
A l'aube de notre automne, nous referons le chemin de ton amour par les milles pensées qui nous habitent et seront à notre tour les passeurs de ces souvenirs emportés par le temps, mirages sans visage au cœur de nos mémoires closes.
On attend sans attendre, le cœur serré dans l'interminable litanie du sang qui bat le temps.
Le vent pousse le nuage qui s'enfuit et emportera le grain de sable dans le pays de l'aller.
Il n'y a plus de mot pour terminer, je suis simplement et infiniment triste.

jeudi 23 septembre 2010

Adieux

J'ai vu ma mère hier après midi, respirant parfois difficilement, déjà sur un départ annoncé.
Et, me sentant déjà orpheline le regard embrumé de tristesse, je lui ai fait mes adieux.

dimanche 19 septembre 2010

Souffrance

Lorsque l'on peux regarder, identifier et constater ses problèmes, ses souffrances et ses mal-être, ils prennent sens dès lors qu'ils sont reconnus comme tels par autrui. Rien n'est plus terrible qu'une souffrance sans mot vécu dans la solitude. Aucun repère ne permet de l'identifier, ni dans le langage, ni dans le regard de l'autre et mène à l'autodestruction.

dimanche 12 septembre 2010

Urgence pour la planète ?

D'après les dernières actualités, aucun pays n'est prêt à prendre en compte plus que très sérieusement le problème du réchauffement climatique et mettre au même niveau de considération l'économie et l'écologie : principes de développement économiques et croissance avec limitation des émissions de CO2 et réchauffement climatique.
Chaque pays pense "c'est pas moi c'est l'autre". C'est aux autres de faire des efforts et de "sacrifier" une part de l'économie de marché pour la limitation des émissions de CO2.
Prendre pour son pays une telle décision serait se discréditer irrémédiablement auprès de l'électorat. Quel politique serait en capacité de tenter cela ?

jeudi 29 juillet 2010

Le temps...

« Travail du temps. Depuis la source, le torrent, la vallée encaissée dans les schistes, les méandres, le long des pentes et des cascades, sous les ponts, les arbres, les aulnes, incisant la rive limoneuse ou lavant le sable des estuaires, jusqu’à la mer ouverte comme un gouffre, le fleuve court à sa perte. » Franz Bartelt
Nous aussi nous sommes emportés dans le courant de nos vies pour nous perdre quelque part dans un avenir imprécis. C'est notre temps propre qui s'écoule, et pour chacun différent. Nos existences sont comme des rus qui rencontrent des torrents, qui se joignent aux rivières, qui se jettent dans les fleuves.
Histoires temporelles de rencontres et de pertes...

Notre seul maître : le temps.
Ma journée a été illuminée par une visite éclair avec baisers volés. Se retrouver est une joie.

mercredi 28 juillet 2010

Rencontre

Lors d'une rencontre, nous sommes à la source d'une alchimie qu'il nous faudra nourrir et l'avenir, cet inconnu, fait parfois peur. Il faut du temps, un temps sans unité, quelques secondes ou une éternité.
La vie nous impose ses priorités et nous ne faisons que de petits choix.
La vie s'impose à nous et nous nourrit, nous avons soif de vie et cette soif nous fait aller par delà nos limites intérieures.

mardi 27 juillet 2010

Mère

Je vais passer la journée auprès de ma mère. Je la retrouve toujours si gentille et fragile, surprise et heureuse de mes visites, souriante, parfois riant pour presque rien, mais sans certitude qu'elle reconnaisse ses visiteurs, même lorsque ceux-ci sont ses enfants. J'embrase sa peau douce et fine.
Pour combien de temps encore maman...?

lundi 26 juillet 2010

Du plaisir

Du plaisir ce soir au cours d'un concert où je découvre des œuvres que je ne connaissais pas. Contrebasse et piano, contrebasse et harpe, dans une sonate de Poulenc, deux pièce d'Hindeminth, deux épigrammes de Kodaly et "après un rêve" de Fauré. Tout ce que j'aime.

dimanche 28 mars 2010

Deuil

Date pour date, il y a un an, j'étais confronté à un deuil familial précédent le suivant à quelques mois d'intervalle. Période immédiate dans les jours qui suivirent pendant laquelle il m'a fallu concilier les courriers, les appels téléphoniques, les démarches qui ne faisaient que commencer avec la poursuite de mon activité professionnelle. Je n'ai pas trouvé les instants de recueillement nécessaires pour penser et réfléchir, plongée dans la mise en actes imposée par toutes les procédures administratives. Il n'y a pas eu place aux souvenirs et aux images et pas l'espace temporel pour le droit à la tristesse.
J'ai vu un monde infernal qui s'agite, qui secoue... Juste le temps de mourir et aux vivants de vite passer à autre chose. J'ai vécu cela à nouveau...
Les vivants m'ont paru à certains égards épouvantables.

jeudi 18 février 2010

Souvenirs

Rien n'est plus délicat, ou plutôt difficile, de retourner, manipuler des papiers ou lettres écrites par des proches récemment disparus avec la question insistante à laquelle je résiste à me décider à jeter ou garder... Et pourquoi, et qu'en faire, en témoignage de quoi et pour qui ? Pour qui ces souvenirs auront ils valeur affective ou seront témoins de l'affection portée ? Questions lancinantes, hésitations, émotions...

mercredi 17 février 2010

Intimité

La rencontre de quelqu'un est une démarche de découverte de l'autre, de curiosité et d'intérêt porté à cet autre différent de soi. L'intimité du quotidien fait porter sur l'autre un regard moins compassionnel et parfois jugeant, source de difficultés ou de conflits.
L'amour est un sentiment ineffable qui seul ne suffit pas à permettre le partage de l'intimité au quotidien. Patience, intelligence, compréhension, tact, discrétion, pudeur, respect de l'autre et écoute sont des qualités nécessaires à la préservation de l'harmonie.

dimanche 14 février 2010

Ce que je n'aime pas

Je n'aime pas les habitués qui crachent dans la rue, pas plus que je n'aime à devoir éviter toutes les déjections canines et autres, contrainte de regarder où mettre les pieds. Alors que j'aime regarder le ciel, les nuages de pluie, la luminosité des après midi d'hiver, lorsque l'arrivée de la neige est imminente....
J'aime encore moins toutes les récupérations politiques. nous en sommes noyés à tel point qu'il est très difficile d'obtenir une source d'information objective. Tout donne lieu à récupération et évite ainsi de se poser les questions justes. Notamment concernant l'économie, les chiffres qui doivent rester cacher le restent, même en prenant l'information auprès de journalistes dignes de ce nom et compétents dans ce domaine. A moins d'être un spécialiste puisant dans ses propres sources d'informations, ce qui est difficile voire impossible pour les néophytes citoyens que nous sommes et dont je suis.
Alors les leitmotiv, les mots politiquement corrects sont utilisés, usités, fourre tout de tous les maux présents et à venir : réchauffement climatique, énergie renouvelable, reprise de la croissance ce dernier trimestre... Et on se gargarise.... Sans rien changer de notre pensée, ni de notre façon de vivre.
Je ne parle pas de la presse locale, comme l'Est Eclair ou Libération dont les articles sont entachés d'erreurs ou d'approximations. Les interviewés n'ont pas le loisir de corriger la rédaction de l'article dont le contenu leur échappe, donnant lieu à toutes les interprétations possibles, amalgames et autres stupidités.
Et je sais que par cette critique je fonce à l'encontre de la pensée admise et diplomatiquement correcte. La vrai critique semble de plus en plus difficile, les journaliste locaux l'abordant de loin. Nous sommes dans l'impossibilité d'imaginer d'autres forme de pensée, de critique. Peur des foudres, de la direction de la rédaction ? Peur des lecteurs, dictature de l'audimat ou confiance éperdue dans leur crédulité ?
Journalistes locaux, les précaires de la critique.

dimanche 17 janvier 2010

Introspection

Je suis heureuse de rencontrer les personnes que j'aime même si je ne suis pas toujours démonstrative.
Cependant, il m'arrive de regretter ce que j'éprouve simultanément. Parfois, je ne me sens plus aucune disponibilité pour qui que ce soit ni quoi que ce soit, submergées d'idées et d'émotions primaires où la parole ne trouve plus sa place. Il m'est alors difficile de mettre la distance nécessaire à ces premières perceptions.
La distance, je la mets entre les autres et moi, je préfère alors être seule.
Je ne m'aime pas comme cela, ce soir je ne m'aime pas.
Je me sens indigne de l'affection qu'on me porte.
Il n'y a pas de météo, pas d'indicateur de variabilité. Quel temps fera-t-il demain ?
L'isolement du monde me vaut remède.
J'embrasse ceux que j'aime avec mon âme, ne la jetez pas, elle est sincère.

samedi 2 janvier 2010

Happy New Year ?

La musique écoutée à cette heure me rend intemporelle et aérienne. Je n'ai pas effleuré l'ébauche d'une ambiance de fête hier pas plus que la veille au soir.
Rencontre imprévue au cours d'une promenade de deux grues à peine effrayées par mes pas
.