Les représentations autour de la sexualité bien que personnelles sont importantes car elles organisent dans l'inconscient collectif les relations sociales régissant les rapports hommes femmes, relations professionnelles comprises et la place de la femme dans la société. L'homosexualité est considérée encore comme une sexualité contre nature par un cinquième de la population. La norme collective reste la relation homme femme.
Les jeunes garçons pensent pouvoir avoir des rapports sexuels sans amour alors que les filles pensent dans leur majorité l'inverse.
Outre les particularités physiques, la différence sexuelle entre filles et garçons se construit par le mode éducatif et se renforce dans les schémas sociaux.
Par nature les hommes auraient plus de besoin sexuel que les femmes. Mais rien n'est prouvé. Cette à priori fort peut conforter les hommes à avoir des relations avec des partenaires qui n’auraient pas le même désir ou besoin sexuel et incite les femmes d'accepter des relations sans désir pour répondre aux besoins "spécifiques" de leur conjoint. Ces socles de représentation se retrouvent à tous les stades de la société, qu'ils soient sociaux ou professionnels maintenant ainsi a différence des places respectives dans l'emploi et les traitements, légitimant la considération des différences sociales.
Les sources d'information sur la sexualité sont multiples : parents, école, internet et réseaux sociaux.
L'autonomie sociale et sexuelles des jeunes n'est pas encore acceptée et reconnue par les parents. L'absence de contrôle des adultes et des parents sur la sexualité des adolescents est source d'inquiétude parce que dans ce domaine, les parents ne peuvent être dans le contrôle. Ce qui pourrait expliquer le déni dans lequel certains parents sont.
La pornographie devient l'information principale (souvent précoce) et la norme d'une sexualité pour les adolescents, même parfois très jeune...
Filles comme garçons sont très majoritaires à avoir été confronté à la question de la sexualité par le biais de la pornographie qui s'avère, hélas, la référence en matière de sexualité. La pornographie relaie cette inégalité de représentation de la différence de sexualité homme femmes.
Il n'y aurait pas plus d'augmentation de grossesse qu'avant chez les mineures. Le nombre d'interruption de grossesse augmente parce que la décision des mineures, face à un échec de contraception, est d'interrompre leur grossesse.
En passant : lundi 26 septembre, c'était le journée mondiale de la contraception.
Je n'en ai pratiquement pas entendu parler. Et pourtant, ce devait être un temps privilégié de sensibilisation, d'information et de prévention.....