Ce que Réjeanne trouve délicieux à la vie ?

Bienvenue au bric à brac des mots et des pensées pour partager ce que j'aime et n'aime pas.
Dans le dédale des phrases se profile ce que je préfère et ce qui nous nourrit...
Notre planète, nos paysages, nos contrées sans lesquels nous ne serions rien... Et nous...

dimanche 2 octobre 2011

Représentations de la sexualité

Les représentations autour de la sexualité bien que personnelles sont importantes car elles organisent dans l'inconscient collectif les relations sociales régissant les rapports hommes femmes, relations professionnelles comprises et la place de la femme dans la société. L'homosexualité est considérée encore comme une sexualité contre nature par un cinquième de la population. La norme collective reste la relation homme femme. 
Les jeunes garçons pensent pouvoir avoir des rapports sexuels sans amour alors que les filles pensent dans leur majorité l'inverse.
Outre les particularités physiques, la différence sexuelle entre filles et garçons se construit par le mode éducatif et se renforce dans les schémas sociaux.
Par nature les hommes auraient plus de besoin sexuel que les femmes. Mais rien n'est prouvé. Cette à priori fort peut conforter les hommes à avoir des relations avec des partenaires qui n’auraient pas le même désir ou besoin sexuel et incite les femmes d'accepter des relations sans désir pour répondre aux besoins "spécifiques" de leur conjoint. Ces socles de représentation se retrouvent à tous les stades de la société, qu'ils soient sociaux ou professionnels maintenant ainsi a différence des places respectives dans l'emploi et les traitements, légitimant la considération des différences sociales.
Les sources d'information sur la sexualité sont multiples : parents, école, internet et réseaux sociaux.
L'autonomie sociale et sexuelles des jeunes n'est pas encore acceptée et reconnue par les parents. L'absence de contrôle des adultes et des parents sur la sexualité des adolescents est source d'inquiétude parce que dans ce domaine, les parents ne peuvent être dans le contrôle. Ce qui pourrait expliquer le déni dans lequel certains parents sont.
La pornographie devient l'information principale (souvent précoce) et la norme d'une sexualité pour les adolescents, même parfois très jeune...
Filles comme garçons sont très majoritaires à avoir été confronté à la question de la sexualité par le biais de la pornographie qui s'avère, hélas, la référence en matière de sexualité. La pornographie relaie cette inégalité de représentation de la différence de sexualité homme femmes.
Il n'y aurait pas plus d'augmentation de grossesse qu'avant chez les mineures. Le nombre d'interruption de grossesse augmente parce que la décision des mineures, face à un échec de contraception, est d'interrompre leur grossesse.
En passant : lundi 26 septembre, c'était le journée mondiale de la contraception. 
Je n'en ai pratiquement pas entendu parler. Et pourtant, ce devait être un temps privilégié de sensibilisation, d'information et de prévention.....

samedi 1 octobre 2011

Prévention et contraception

Il existe d'une part un problème d'accès à la contraception pour les mineures, et encore plus en milieu rural, et d'autre part, un problème d'accès à l'information même si l'éducation à la sexualité est inscrite au programme de l'éducation nationale (loi Aubry de 2001) pour les classes de 4e - 3e et au lycée. Les heures consacrées à la sexualité dans les programmes d'enseignement est très réduit, et l'aspect relationnel y est très peu abordé. Le chef d'établissement a tout pouvoir pour la mise en œuvre de cette loi et l'information dispensée sur les sujets abordant la contraception, la sexualité et la vie relationnelle demeure à la discrétion du chef d'établissement et de l’académie. Son absence de motivation ou l'absence d'adhésion de quelques enseignants le porte à occulter cet aspect du programme et les moyens ne manquent pas pour contourner les directives. Certains professeurs ne se sentent que peu concerné par ce versant de l'information ou la prévention. Parfois certains établissements dénient la réalité et les enjeux de la vie affective et sexuelle des adolescents. Les établissements privés n'échappent pas à cette règle.
A l'inverse, il faut souligner l'implication importante d'autres enseignants, soutenus par leur administration et l'implication étroite de l'infirmière scolaire sans laquelle rien ne serait possible.
La réaction des parents est toujours mise en avant et se situant le plus souvent dans l'opposition des propositions faites (il n'y a qu'à voir le mécontentement affiché de la Fédération des parents d'élèves -PEEP- à la mise en place du Pass contraception) sans pour autant qu'ils soient force de proposition en matière de prévention au motif que la sexualité des enfants relève du cercle familial. Une belle façon aussi de reculer à plus tard (quand?) ou trop tard le moment d'aborder la sexualité, ou de la résumer le plus souvent à un simple problème de contraception, ou bien encore de nier la sexualité de leurs ados. A croire qu'ils ont oublié les événements et les rencontres de leur période adolescente.
Et puis, imaginer qu'à 14 ans parler de sa sexualité à ses parents, c'est compliqué, et quelque fois impossible soit parce que les parents ne peuvent entendre, soit parce qu'ils ont un comportement trop intrusifs dans l'intimité de la vie de leur enfant.
Le grossesses chez les mineures ne cessent d'augmenter depuis quelques années. Les interruption de grossesse sont aussi en augmentation mais un certain nombre de très jeunes filles font le choix de mettre au monde leur enfant sans avoir fait le choix d'être parent.
Je suis très étonné du déni de la sexualité que certains parents ont à l'égard de leur fille mineure. Le déni ou la non acceptation de la sexualité dans l'entourage de l'adolescent(e) est un facteur important d'échec de contraception.
Quand je perle de déni, j'aurais quelques exemples loin d'être marginaux.
La france est le pays où l'on utilise le plus de moyens contraceptifs mais où il s'exerce le plus grand nombre de demande d'IVG comparativement aux pays du nord de l'Europe.
Qu'est-ce qui expliquerait un tel décalage sinon un tabou spécifiquement français ?