Ce que Réjeanne trouve délicieux à la vie ?

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samedi 1 octobre 2011

Prévention et contraception

Il existe d'une part un problème d'accès à la contraception pour les mineures, et encore plus en milieu rural, et d'autre part, un problème d'accès à l'information même si l'éducation à la sexualité est inscrite au programme de l'éducation nationale (loi Aubry de 2001) pour les classes de 4e - 3e et au lycée. Les heures consacrées à la sexualité dans les programmes d'enseignement est très réduit, et l'aspect relationnel y est très peu abordé. Le chef d'établissement a tout pouvoir pour la mise en œuvre de cette loi et l'information dispensée sur les sujets abordant la contraception, la sexualité et la vie relationnelle demeure à la discrétion du chef d'établissement et de l’académie. Son absence de motivation ou l'absence d'adhésion de quelques enseignants le porte à occulter cet aspect du programme et les moyens ne manquent pas pour contourner les directives. Certains professeurs ne se sentent que peu concerné par ce versant de l'information ou la prévention. Parfois certains établissements dénient la réalité et les enjeux de la vie affective et sexuelle des adolescents. Les établissements privés n'échappent pas à cette règle.
A l'inverse, il faut souligner l'implication importante d'autres enseignants, soutenus par leur administration et l'implication étroite de l'infirmière scolaire sans laquelle rien ne serait possible.
La réaction des parents est toujours mise en avant et se situant le plus souvent dans l'opposition des propositions faites (il n'y a qu'à voir le mécontentement affiché de la Fédération des parents d'élèves -PEEP- à la mise en place du Pass contraception) sans pour autant qu'ils soient force de proposition en matière de prévention au motif que la sexualité des enfants relève du cercle familial. Une belle façon aussi de reculer à plus tard (quand?) ou trop tard le moment d'aborder la sexualité, ou de la résumer le plus souvent à un simple problème de contraception, ou bien encore de nier la sexualité de leurs ados. A croire qu'ils ont oublié les événements et les rencontres de leur période adolescente.
Et puis, imaginer qu'à 14 ans parler de sa sexualité à ses parents, c'est compliqué, et quelque fois impossible soit parce que les parents ne peuvent entendre, soit parce qu'ils ont un comportement trop intrusifs dans l'intimité de la vie de leur enfant.
Le grossesses chez les mineures ne cessent d'augmenter depuis quelques années. Les interruption de grossesse sont aussi en augmentation mais un certain nombre de très jeunes filles font le choix de mettre au monde leur enfant sans avoir fait le choix d'être parent.
Je suis très étonné du déni de la sexualité que certains parents ont à l'égard de leur fille mineure. Le déni ou la non acceptation de la sexualité dans l'entourage de l'adolescent(e) est un facteur important d'échec de contraception.
Quand je perle de déni, j'aurais quelques exemples loin d'être marginaux.
La france est le pays où l'on utilise le plus de moyens contraceptifs mais où il s'exerce le plus grand nombre de demande d'IVG comparativement aux pays du nord de l'Europe.
Qu'est-ce qui expliquerait un tel décalage sinon un tabou spécifiquement français ?

1 commentaire:

  1. Aborder sa sexualité avec ses parents, c'est compliqué. Les adolescents redoutent parfois d'aborder cette question avec leurs parents, sous estimant leur capacité de compréhension ou anticipant la réaction de leurs parents comme négative. L'information serait peut être à diffuser aux adolescents et aux parents pour une culture commune.

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